vortex : passerelle 2006-07

sujet

En s’appuyant sur l’expérience de l’année précédente, le thème abordé ici a été celui de l’expression spatiale de la tension [mécanique] comme moyen de franchir. Le résultat se devait d’être sensoriellement riche, à la fois d’un point de vue visuel mais également tactile. Le projet a été canalisé par deux contraintes principales :

We build too many walls and not enough bridges.
sir Isaac Newton

  • l’utilisation d’un matériau totalement souple, d’épaisseur quasiment nulle, et destiné au recyclage : des coupons de membranes textiles architecturales en provenance de notre partenaire Ferrari ;
  • l’emploi, pour les appuis, de châssis autoportants spécialement projetés pour le workshop et fabriqués en profilés acier, à l’exclusion de tout ancrage dans le sol.

La conjonction de ces deux éléments implique une recherche plastique pour la passerelle d’une spatialité mécaniquement contrainte par la nature imposée du franchissement – il s’agit de mener une démarche similaire à celle adoptée dans le domaine “morpharchitecture”.

déroulement

La méthodologie est claire. Entre les grands contours rectangulaires (4.5m x 2.5m) des portiques d’appui, la passerelle prend la forme globale d’une surface “quasi” minimale (au sens des bulles de savon…). A l’image de certaines oeuvres du sculpteur Ángel Duarte, nous avons assemblé 4 types de paraboloïdes hyperboliques en un “vortex” avec une section variant continuellement depuis des rectangles aux extrémités vers une “presque” ellipse au milieu.

Cette solution nous a permis de construire chaque paraboloïde par des lignes droites (matérialisées par des lanières textiles) résistant ainsi à la traction… Le croisement des directions donne lieu à un tissage spatial qui induit des effets visuels très dynamiques du fait des différentes couleurs de matériau (soulignant également les bords entre les différents “patchs”).

Ce type d’exercice nécessite une maîtrise de l’outil informatique de conception en 3D, afin de retrouver toutes les dimensions de fabrication. L’ensemble du filet a été assemblé avec des finitions à oeillets pour la fixation de la membrane aux portiques. Ainsi, grâce au transfilage par  drisses et sandows sur ces appuis lestés, l’assemblage, la mise en tension et la rigidification de la passerelle ont pu se faire en même temps.

 

Pour ce premier workshop qui a abouti à la réalisation du projet, nous avons, en co-encadrement avec Nicolas Pauli, utilisé la grande halle de l’atelier maquettes de l’ENSA Montpellier,  ce du 26 février au 2 mars 2007.

galerie photos

participants

Thomas André, Mathias Aubras, Alexis Champetier, Marie Chapuy, Yoan Claveau De Lima, Guilhem Delhomme, Matthieu Fauvet, Emilie Fuentes, Etienne Godfrin, Melanie Gramain, Damien Hyvernaud, Pascaline Laurent, Amélie Loubere, Marie Morel, Lucie Nattes, Hugo Pointillart, Alexandre Schulthess, Anaïs Sedran, Vanessa Vergnault, Ann Karen Winter, Florian Zerr

 

 

 

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